Cheval âgé : 3 problèmes de santé à surveiller de près

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Un cheval est généralement considéré comme âgé dès le seuil des quinze ans. Tout dépend néanmoins du mode de vie de l’animal, de même que son usage. Les chevaux âgés sont plus susceptibles de développer certaines maladies. C’est pour cela qu’il est recommandé d’y faire très attention, à partir de ce moment. Ces pathologies touchent à peu près tous les organes. En voici 3 que vous devriez connaitre, si vous avez un cheval âgé.

1.      L’asthme équin sévère

Encore appelé « emphysème », il s’agit d’une inflammation qui concerne les voies respiratoires profondes du cheval. La pathologie est plus fréquente chez les chevaux âgés, surtout ceux qui ont pendant longtemps été dans des cadres poussiéreux. Vous remarquerez alors que votre cheval tousse beaucoup, et les crises se caractérisent également par :

  • Un grossissement des naseaux ;
  • Une accélération de la fréquence respiratoire ;
  • Une difficulté à expirer.

Pour traiter le mal, il faut exposer le moins possible le cheval à la poussière. Contacter un exterminateur peut être une possibilité selon la gravité du cas. Le vétérinaire quant à lui procèdera à l’administration d’anti-inflammatoires stéroïdiens, et bronchodilatateurs. Bien qu’il ne soit pas curatif, ce traitement est un vrai soulagement pour le cheval. Agir le plus tôt possible permet de limiter les conséquences sur la structure du poumon.

2.      La maladie de Cushing

Plus le cheval prend de l’âge et plus il a de chances de souffrir de la maladie de Cushing. Cette pathologie affecte aussi l’immunité de l’animal, qui diminue alors de manière importante. Pensez donc à lui faire suivre un traitement antiparasitaire, pour que son organisme ne soit pas trop fragilisé. En effet, les chevaux malades sont moins résistants aux infections et affections auto-immunes, comme celles tumorales.

Après rappel de vaccination, vous vous rendrez compte que l’immunité de ces chevaux est moins élevée que celles de jeunes équidés. Ne traitez surtout pas un cheval malade de Cushing comme ici. Cet état rend par ailleurs l’équidé plus prédisposé à des infestations de parasites internes. Face à une telle situation, voici ce qu’il faut faire :

  • Accroitre la fréquence des rappels de vaccination ;
  • Évaluer l’état parasitaire du cheval, puis adapter la régularité de la vermification ;
  • Examiner cliniquement le cheval, afin de diagnostiquer et prendre en charge la pathologie.

3.      Les affections locomotrices


Les vieux chevaux ont généralement des difficultés locomotrices. C’est d’ailleurs pour cette raison que les consultations sont plus fréquentes à ce moment. En effet, elles sont dans une phase dégénérative du cartilage. Cela peut être combiné à une inflammation chronique qui cause l’ostéoarthrose. Contrairement à ce cas, ces affections ostéoarticulaires rendent pénible le déplacement du cheval.

Ce dernier peut alors maigrir de manière significative, et voir ses muscles fondre de façon spectaculaire. Le cheval hébergé en pâture est également victime de fourbure. Cette affection a plus de chances de survenir, si l’animal souffre déjà de la maladie de Cushing. Il faudra donc s’assurer de bien gérer la douleur, pour que la qualité de vie de l’équidé soit optimale. Après une fourbure, un dépistage de la maladie de Cushing est fortement recommandé.

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